29.12.2004

zoum

Tu sais quoi mon copain? j'adore les esprits chagrins. j'aime bien celui qui nous accuse de prose à deux balles, de poésie de supermarché. Pas par charité chrétienne, mais parce qu'il me conforte dans notre ouate tranquille. J'aime bien les turbulences lorsque l'avion est stable, et qu'il file tout tranquille vers dieu sait quel azur.
C'est rassurant, les turbulences.
Mais ce soir une chose m'importe: île ou aile?
 
copine

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Les bruits ...

Il est des bruits qui m'apaisent, un cri lointain, par delà les montagnes qui murmûrent mon prénom.  Le bruit d'un sourire qui fond dans l'étincelle des âmes.  Le bruit d'un visage qui me regarderait, doucement, en fermant les yeux.
Je ne saurais dire pourquoi, mais tout cela me conforte dans l'idée, que les bruits ne sont pas fait pour être dispersés, ils sont fait pour être écoutés, pas à pas, à deux quelquefois.  Non, les bruits doivent rester intime, anonyme, annonciateur d'un bien être latent.
Tous ces bruits, ma tendre amie, toutes ces pensées que l'on a l'un vers l'autre sont de cette essence : on les surprend, jamais insignifiant, toujours présent.  La seule preuve, que l'on est bien, l'un avec l'autre, bruitalement.
 
Copain

10:47 Écrit par copain/copine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

NEIGE

Elle n'a plus cessé de tomber depuis hier matin, elle couvre de silence les méchants bruits du monde. J'étais malade hier; toute la journée, je suis restée à regarder la terre blanchir, je me suis mise à l'abri des ombres.
J'ai pensé à toi dans le creux des montagnes, je n'ai même pas été naviguer sur notre océan électrique.
Et ce matin, me voici prête pour aller te cueillir une brassée de flocons.
 
Copine

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27.12.2004

Ils étaient plus de deux milles, mais je ne vois qu'eu deux ...

Des larmes, sentiments de culpabilité, de tristesse devant tant de puissance.  Le Divin Sacré, se venge des blessures que nous lui infligeons, sans cesse, sans remords.
 
Bien sûr, la mort d'enfants est difficile à accepter, à nous, humains qui les chérissons tant.  Mais, nous mêmes ne détruisons pas sans cesse les enfants de la terre ?  Chaque fleurs que nous coupons, chaque écorce que nous griffons, chaque fourmis que nous écrasons, juste, pour le plaisir, la beauté ou l'amour, sont autant de castrations subies aux noms de nos valeurs déchues.
Nous sommes devenus des prédateurs, pour cette ronde millénaire, un peuple non désiré.  Rappelons nous, que grâcieusement, elle a eu le pouvoir de nous faire, et que face à l'alarme de ses pérénités, elle a le pouvoir de nous défaire.
 
Vois-tu, ma tendre amie, ces larmes que tu verses, au désespoir des innocents, ces pleurs et ces cris ne couvriront jamais le vrombissement métallique du centre de la terre, fusion du bien et du mal.  Mais déjà, pleurer pour des enfants, inconnus de corps, rassemblés d'esprit de ciel est un acte, que notre Divin Sacré ne saurait ignorer.  Qui d'autres qu'une femme peut rappeler à l'ordre, par ses souffrances fécondes, une autre femme, aussi impitoyable soit elle.
 
Copain

14:50 Écrit par copain/copine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

LARMES

O mon copain
c'est si beau, mais aujourd'hui je pleure. Je pleure pour des milliers d'enfants qui ne grandiront pas, je pleure pour des milliers d'êtres humains qui ne vieilliront pas. Mon coeur saigne en Inde, en Indonésie, au Sri-Lanka et en Thailande, mon coeur est noyé par la boue et broyé par les vagues sales.
Je suis renversée par la puissance de notre Mère qui nous rappelle, encore et encore, que nous ne sommes sur cette terre que des invités, pas des propriétaires.
La beauté, disais-tu...
Oui, la Beauté.
 
Copine

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Idée fausse

La vraie beauté est celle du coeur, dit on !  Non, il n'y à pas que ça.  La vraie beauté, c'est un tout, c'est un corps, tout en courbe, des recoins, déjà explorés mais nénanmoins mystérieux, une odeur, faite de miel et de bergamotte.  Des cheveux, si volatiles qu'ils en deviennent brûmes.  Une aura fantasmagorique, étherée mais toujours présente.
Oui la beauté est un tout.  Un sourire suffit pour être belle.  Non bien sûr, il ne fait qu'embellir la personne qui l'est déjà !  Un bonne action suffit pour être généreuse, non bien sûr, elle ne fait que renforcer l'idée de douceur.
Toi, ma copine, tu es belle.  Mais d'un beau parfait, mélange de ton corps, de ton esprit.  Je comprends que tellement de personnes t'aime : comment pourrait on faire autrement !
Je ne suis qu'un autre vie, emportée par le sillon de ta flagrante bénidiction.  Je ne suis qu'un autre être, qui quelquefois, arrive à écrire des mots aimants, magnétiques et attirants.
Mais,malgré tout, je suis ...
 
Copain

10:08 Écrit par copain/copine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

24.12.2004

A Fleur D'eau

Les silences, que j'aime ce mot !  Comment ne pas dire ! Juste penser, imaginer mais se taire.  Ne pas, ou plutôt, ne plus.  Négation de l'être mais ouverture de l'esprit.  Que de choses comprises en un silence, timide ou exhubérant.  Mais l'essence même du  non être, reste, l'absence de vibration de l'air qui paradoxalement, fait vibrer notre âme.
Tes silences, beauté floue, j'ai appris à m'en nourrir, à en devenir dépendant.  Un silence posté c'est des heures d'imaginations, des heures et des heures encore.
La vie devrait être silencieuse, autant que l'amour peut être brillant !

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23.12.2004

ssssssssshhhhhhhhhhh....

Chuuuuuuuuuuuuuuuut...je ne suis jamais très loin; les perles scintillent, la vague est ronde; mais le courant porteur m'empêche de m'arrêter près de la nasse. Empêchée de pêcher, un comble pour une pêcheresse!
Je te dirai un jour nos différences, et tu comprendras mes silences.
 
Copine

22:34 Écrit par copain/copine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

22.12.2004

La Transe Parente

Je n'ai que des bribes de toi, en ce moment.  Mais, je comprends, ta vie est remplie de tellement de choses que, quelquefois, l'abstrait prend moins d'importance.  Où plutôt, non, important n'est pas le bon mot, j'aurais du dire Importun.
Bien évidemment que je comprends et bien évidemment que je resterai, fidèle au rythme, un peu comme ces mots qui forment les phrases ténues des bonheurs.
Malgré tout, je vogue, dans tes interstices virtuels, ceux que nous avons commencé à construire, ceux que nous avons construits, chacun, séparément, étrangement iniques.  Les dix fils que nous n'auront jamais ne semblent pas s'éroder, au contraire, ton absence se fait désirable.
 
Copain
 

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21.12.2004

Hiver

Je t'imagine, déjà, chevauchant les plaines enneigées, ensoleillée de froid.  Le nez rouge d'exhaltation, les yeux brillant des reflets aiguisé de l'hiver.
Une intruse dans un monde dissonant, toi, la chaleur des mondes, emprisonnées dans de lourdes mailles de cotton  Elle, la froideur immaculée, qui t'emprisonne dans de légers filets de flocons.  Le beau tableau, le Oui et le Non, l'Ensemble et le Seul, le Sublime dans le Vrai.
Une échappatoire ?  Oui peut être, enfin, certainement.  L'impression d'être seule face à d'immenses océans de brumes, à l'Eternel Abîme ...
Une envie ?  Celle de pouvoir se reposer, lentement, dans les craquemets des myriades d'étoiles qui s'accrochent au velours de tes contours.
Être bien, c'est tout ce qui compte.  Être bien ...
 
Copain

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